21/10/2010

Ex 13 p 23: Deux caffés, ça va, quarantes caffés...

Exactement, j'ecris en vitesse les lettres dégénérés qui ne signifient rien ensembles. Et je m'amuse beaucoup a ecrire des mots pueriles et nonchalants sur la peau. Jongleur, jongleur, jongleur.

Les etats secondaires m'ont appris a quel point nous ne sentons pas notre cerveau, d'autres conneries honteuses encore, m'ont appris "les pouvoirs" de celui ci. Aujourd'hui je le sens sans avoir eu un comportement peu malicieux. Je sens des formules de physiques broyés dans mon cerveau. Puis beaucoup, beaucoup de fumée. Perdu dans la fumée, une precieuse connaissance, celle des doses de caffeine mortelles.

125mg/Kg

44, 16 caffés me tueront. Merci formules magiques pour votre utilité effroyable.

Et j'ai l'impression que le monde actuel n'est plus que des vestiges d'orgie sur l'intervalle moins l'infini plus l'infini. Prenons part a l'équation.

Je n'ai pas sommeil. Maudite cafféine.


Paula Bergera, je t'aime beaucoup.

12/10/2010

Cher vendeur de mirage, a la dégaine de vieux illuminé.

C'est pour toi, vendeur de mirages, que je refoule ma rage interne. C'est pour toi, assis sur un banc comme une statue de marbre, que je rassemble quelques francs, déjà périmés. Marchand difficile, homme sans chaussures, je connais tes peines et j'ai beaucoup de compassion pour toi quand tu me confie tout bas tes problèmes de sous. Mais tu sais, personne n'y crois a ton art, et la souffrance n'est plus a la mode. Les temps modernes offrent a l'homme l'agilité nécessaire pour se créer des espoirs à la hauteur de leur déceptions. Tout est noir, et tu vends du gris, alors qu'a coté, l'anatomie des masses a mit au point un processus dément pour la synthèse des couleurs.
Je ne veux pas ressentir l'amère compassion, ni partager avec toi mes repas envenimés par la commodité. Mais écoute moi. Cesse tes enfantillages, raisonne et oublie tes petits plaisirs un instant. Enterres tes airs de beauté fané, et vend ton amour, ignoble bestiole.

Et puis un jour, tu verras, j'enverrais des faux espoirs claustrophobes envahir ton esprit. Quand tu mourras enfin d'une pression phénoménale ingérable, j'irais en enfer, te dédier des danses infernales, en souvenirs des textes que tu m'as écris.

Au bout de combien de temps on regrette d'etre venu au monde? (Nouvelle sous ecstasy_ Frederic Beigbeder)
Jongleur.

Difformités et répulsions contradictoires.



L'imitation n'a jamais été de mes arts favoris, surtout quand il s'agit de repartir sur les pas effacés des surréalistes.
Le sommeil a des effets insonores et presque invisibles sur la nudité. Je ne suis pas devenu un insecte géant, je ne suis pas encore une œuvre absurde. Je ne suis qu'une bulle fine de l'acharnement, je n'ai pas de couleurs, mais je suis immortelle, là est toute ma laideur.
Je me suis réveillée hier dans l'hôtel retrouvé des chiens perdus. J'ai regardé par la fenêtre, les souvenirs les plus honteux étaient là, a mes pieds, a demander aumône. Je leur ai donné mes vieux sourires, mes comportements irresponsables et mes intoxications. J'ai promis silence. Et j'ai eu tort. Je suis la borgne de Guy de Maupassant, et le secret que j'ai a dévoilé, n'est qu'une bête folie, une distraction ennuyante. Facile et démentir. Tant qu'a se taire, il faut se taire libre, en connaissance de cause. Je suis pourtant la fierté de l'ignorance, vide de savoir, pleine de sonorités vagues. Confuse. Dépourvue de sens. Les seuls souvenirs floues qui restent, sont ceux de l'oubli forcé. Il n'y a plus rien qui coïncide, le présent est un essai de théâtre classique raté, les unités sont catastrophiques. Les seuls repères sont devenu des insectes, les seules vérités, des vestiges inimaginables du passé.
Ils sont là, fiers et fanés, encombrant les beautés linguistique que j'ai perdu sur le chemin. Je m'amuse dans le musée de nos heures perdues à compter chaque promesse ironique. Il y a toute une exposition. Bourreau, ne me laisse pas être nostalgique, le romantisme m'a déjà rendu irrécupérable.
Alors laisse moi te susurrer quelques mots à l'oreille; je me saoule au vin de la résignation, celui qui n'engendre aucune ivresse, et je te prête l'éthanol de mes veines, mais point celui de mon esprit. Posons les cartes, oublions le jeu que tu as faussé, les piques et les cœurs noirs ne sont plus des illusions d'optiques issus des conneries de parcs que nous faisons.
Oublions tout, apprenons a nous haïr. Et la prochaine fois que je passerais par les ruelles sombres des vendeurs de bougies, je t'achèterais un oiseau noir, très noir, pour te faire rigoler.
Parce que la seule fois que je toucherais tes lèvres, se sera après les avoir longuement imbibées d'éther, maudit poète esclave des enfants aux pieds nus.


Feindre de croire un mensonge, est un mensonge exquis. (Maurice Chapelan)

11/10/2010

Toi et ton erotisme passager.

Si tu fais comme le café, rien qu'a m'énerver, rien qu'a m'exciter....

CE SOIR LA NUIT SERA BLANCHE.



(Gainsbourg)

28/09/2010

"I'D LIKE TO HEAR YOU SAY MY NAME ESPECIALLY WHEN YOU SAY YES!"

La vieillesse est assise sur un banc, et moi en face, j'ecris un texte imaginaire qui n'a aucune suite. Je n'ose la regarder de pres, ses imperfections m'intimident. Ma tete est une bouillie carrée. J'aimerais etre a l'abris de la sagesse populaire qui me murmure a l'oreille des conseils usés et inutilisables. Alors j'avale des maudites pastilles contre la monstruosité et j'espere que tu m'oublis. Et pourtant la vieillesse reste assise sur un banc. Elle m'insulte avec ces yeux et je sais que ce n'est pas de la jalousie. J'enterre l'estime de ma personne a travers ce regard fixe qui me crie des incantations de condamnations a l'esprit. J'accumule alors les champs lexicaux de la deception et je m'envole dans mes idées-balancoire. Je suis la pauvre gosse crapicieuse issue des instituts a l'education baclée. Je delaisse ma quete a la coherence. Des rides, beaucoup de rides, et je ne saurais dire si elles sont cause des rires abusifs. J'aimerais avoir les rides de la joie et du combat, celles qui se marquent par les hurlements et les eclats.
Mais il s'agit d'une ironie que celle de m'imaginer un futur, le temps s'amusera a me detromper, et j'ai bien peur de ne pas avoir le temps de jouer avec lui aux jeux ou il est invicible.
Je suis un anachronisme. Qui m'aurait dit qu'un jour je serais un ensemble de cellules contenant de l'ADN qui est une suite de nucleotides (avec du ribose, de l'acide phoforique et d'une base) bicatenaire (contrairement a l'ARN) face a une magique puissance endurcie par les années. Un tas de cellule marchant à l'envers pour attirer l'attention et ecrivant quelques mots triangulaires pour Irene.
Tout le monde me l'aurait dit, parce que c'est une evidence: nous sommes des fourmis geantes.

26/09/2010

Eh Andy...


C'est une copine a moi qui m'a dit que tu t'appelais Andy... Hey Andy, ça fait un moment que je te suis, Andy, alors on va chez moi? Ou alors on va chez toi? Alllez Andy quoi! Oh! DIS MOI OUI.



Shooop
(Rita mitsouko)

25/09/2010

"Apprenez que tout flatteur vit au depend de celui qui l'ecoute"

Cette lecon vaut plus qu'un fromage.
J'ai du ranger l'orgueil dans un petit pagne, que j'ai lance dans le ruisseau de la vanite. Et je l'ai vu s'eloigner. J'ai arrache la peinture illusoire qui fausse mes idees depuis bien longtemps, j'ai revu le gris, et je l'ai trouve tres beau. Je me suis fait des promesses, j'ai brises les notres et celles de notre possible redecouverte. Parce que mon role ne me suffit plus, je veux sortir de mes betes repliques qui visent a satisfaire un ego deja trop gros. J'ai mordu dans les barreau que tu m'avais soigneusement fabrique, j'y ai laisse un petit bout de mon sourire. Je te l'ai dedier pour que tu te souvienne, comme toute sorte d'esclavage mene au desirs de liberation. Et j'ai ainsi detruit, ta chimerique emprise sur mon esprit. Avant de partir, les mains vide et l'esprit sain, j'ai quitte mes vetements, pour y delaisser ma vieille odeur et pouvoir m'en refaire une nouvelle.
Pour sortir des enfers, j'ai echange le souvenir des effets des drogues contre le passage sur la barque de Charon. J'ai marmonne le dernier refrain de cette chanson idiote, que tu me chantais encore et encore, j'ai fume la derniere cigarette, j'ai rougis pour la derniere fois. Puis, avec des crayons imaginaires, un cahier et des feuilles blanches, je suis partie a la derive sur un bateau ivre. En prenant soin de laisser une note sur le frigo: "je ne reve plus, regarde bien, mon visage fanne a chasse loin de moi tout reves maudits" et de couvrir l'embarcation de moquette, pour etre sure de ne pas entendre tes pas, quand sans avoir lu le mot, tu essayeras de te deguiser pour entrer en moi.

19/09/2010


BABY POP



Cette musique me rend folle. Cette musique me rend folle. Cette musique me rend folle. Et me donne envie de mettre en oeuvre des conneries monumentales.



(Et pendant ce temps l'argent part en fumé.)

15/09/2010

Le rire a des effets amnésiques.



Il s'agit d'une stupide pensée que celle de craindre le lendemain, tard le soir quand les idées se melent a la hate et a la fatigue, que tout dégouline dans l'esprit et que les murs ronronnent une petite mélodie de Bob Dylan... "You see somebody naked, you ask who is that man?". Alors on ne realise pas entierement l'omniprésence inavoué de la perversité dans notre univers isolé par les arbres, les secrets et les hontes. Surtout lui. Il pense a mourir, sans y penser vraiment. Il ne croit pas a la torture, il n'est pas sur de ses idées. Pas de philosophie, pas de comportement constant, pas d'ideaux, ni de principes. Pas d'ambitions. Le mensonge persite entre ses levres lorsqu'il avoue au monde qu'il imagine le futur. Le futur est une obligation temporelle, suposant que la vie ai pour caprice de se prolonger. Il hère dans sa tête pleine de trous noirs inaccéssibles. Et il en est certain, tout est fade; il n'aime que le parfum de la literature. Pourtant, il est poursuivi par la silhouette de la peur auto-censurée. Il se veut du bien, et c'est presque conciemment qu'il se doute de l'inutilité de ces jours.
Il ne croit pas aux hommes, la seule revolte qu'il aurait put mener serait pour leur disparition. Des cadavres et des fleurs, et que chacun vive loin de son corps. Parce que quand on lui demande sa cause il repond le monde. C'est le monde qui le deforme d'agressives sensations. Il envie Hugo, ce noble type de Jean Paul Sartre. Il gribouille quelques mots sur des papiers, cette rebellion ne lui suffit plus, il ne veut pas avoir peur d'avoir les mains sales pour un songe dingue. Mais il n'en a pas. La verité c'est que son dégout pour la foule lui vient d'influences romantiques trop accentués. C'est tout.
Tant pis pour lui...

Et ce matin là il se reveilla un peu trop tot. Pas beaucoup d'ailleurs, juste assez pour realiser sa nouvelle monstruosité. C'est la qu'on perçoit l'équilibre sur lequel nous pouvons nous permettre d'acceder a la paix. Sa destruction est pourtant trop présente. L'ennui atteint le destin, et dans l'élan de l'agitation soudaine, l'explosion surgit, celui-ci rigole un peu.
Voila qu'il se tient sur ses deux pattes, son corps est un tas de croutes superposés, il n'a plus de visage. Dans la laideur et l'abomination, il prend concience de ses vieux plaisirs et des enigmes du passé. Il n'avait rien; cette absence lui permettait la volupté et l'independance. Celles qui lui allimentait les poumons.
Il se regarda dans l'étroit miroir encore une fois, il eut un rire crispé...

"Plus jamais je ne coucherais avec une femme..."

08/09/2010




"Take a look at yourself and realize: I've been good to you, I've been good to you"
See The Sun - The Kooks

Une foule transpirante qui saute, hurle, scande les chansons de leur idoles. L'euphorie montante à l'écoute des premières notes et accords d'une chanson appréciée et attendue. Des trombes de pluies à des moments innés, accompagnant la montée lente des guitares pour enfin exploser en énormes averses. On est heureux, on danse, crie, pleure, on se câline, un peu trop parfois il est vrai. On apprécie la compagnie des anglais un peu trop alcoolisés, on rit des fraicheurs parisiennes qui se plaignent d'être bousculée dans la foule.
Puis vient la période post concert, les discours interminables qu'on énonce à nos proches les yeux mouillés et brillants, on regarde les photos en se remémorant les mouvements saccadés de notre corps au rythme de la musique.
Je veux passer ma vie dans des festivals.

06/09/2010

Merde de merde.



Je perd mon temps dans une cage de chiffres, de réactions logiques et de propriétés réciproques ou non. En réalité, chers problemes scientifiques je vous emmerde assez.
Je veux lire, ecrire et étudier en profondeur la musique. Je n'ai aucune couleur a tirée des sciences. Elles ne me transmettent qu'une inspiration médiocre imprégnée d'hystérie, c'est une poesie rouillée que je sors des sensations insuportables que me prettent ces petites furies de puissances et de racines carrées. C'est un echec.
Loin de me rendre, je devrais penser a l'éventualité de vous liberer... Ca doit etre tres ennuyant etre aussi gris, aussi fade. Avant la fin de l'année, avec révolte, je vous donnerais cette âme que vous n'avait pas et que vous n'aurais jamais démons numériques.

01/09/2010

(Con la ñ de David)



Son las dos y media de la mañana, y estoy tomando un cafe ficticio.

White Rabbit, White Rabbit, White Rabbit. (A. B.)

16/08/2010

L'éloge de la fuite -Henri Laborit-

Ca doit bien faire une éternité. Peut être même deux semaines. Je ne rêve plus. Je somnole, je me perd dans ce que je ne suis pas. J'ai gouté au gout interdit de la protection par connaissance et prévision. J'en ai un certain vertige, peu contagieux.

Parce que j'ai envie de me mener à l'autodestruction en y trouvant ma grandeur, enchainer les concerts de blues, de vieux rock. Je veux être libre, d'une liberté absolue et impossible. J'en deviens maniaque et obsessive. Et parce que je suis voué a l'échec depuis la première seconde. Au sommet même de l'échec, je refuse la fuite. Il s'agit d'une négation expliquant le présent et détruisant le futur. Les rires éphémères deviendront ceux de la honte. Ceux de la honte mais non du regret.


"Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite."

(Il est 23h49 et 23h54 et il s’agit de retrouver le monde, de le revivre pour de faux en jouant avec les horloges.)



They want my soul.


A

13/08/2010

THE KOOKS
BAND OF HORSES
KELE
FOALS

Je crois que j'ai hate de retrouver Paris et ses intempéries.
C.

05/08/2010

Nihilisme (David)

Et c'est avec des souvenirs floues, des promesses vagues, un bracelet rose fluo au poignet et des cailloux de la plage dans les chaussures que je quitte un univers trop fantaisiste.

Je crois que j'aime trop quelques presences pour pouvoir les enfouir dans l'inconscient qui me laisse saine d'esprit et sans remords. Je suis une petite machine avec une programmation improvisee. Il suffit de voir mes rebonds, mes comportements imprevisibles et mes idees sans avenir. Oui, je n'ai pas vraiment de futur dans cette direction. Mais ca ne doit pas importer, parce que je crie, je volle, je cours, je suis ce qu'il me semble le plus improbable sur le moment.


Ce mois de juillet j'ai compris a quel point la distance est une belle chose. J'ai compris les mensonges: la liberte n'a pas de prix, elle ne depend que de nous. Je ne crois pas pardonner un jour tout ceux qui m'ont dit que la liberte est chere. Non. Certes la liberte absolue n'existe pas mais il s'agit de s'en rapprocher, et la plus intense qu'on puisse connaitre n'a pas de prix etant le centre de mes attentes. Cette sensation de se lever sans savoir vraiment ce qu'il va suivre. Renifler des parfums et connaitre a travers ceux-ci le bien etre, etre capable de construire la satisfaction a travers des petits delices sur les chemins encore inconnu de notre avenir. Etre videe d'espoir, sans etre desesperee, ne pas comprendre, ni chercher d'explications, se laisser guider par les envies et le hasard, sans dependre de rien, ni des amours d'ete, ni des bus lents et pleins, ni de la carte bleue bloquee. De rien. Et pourtant dans cet ideal, sans avoir d'obligations, ni de routine presque tout les soirs, je tombais en meme temps que la nuit dans les paradis artificiels. Ceux qu'on me disait qui n'en vallaient pas la peine, ceux qui me laisse l'esprit plus grand, plus noble et plus elastique.


Alors je suppose que c'est bisard, de revenir avec le gout amere du manque. Et peut etre que j'ai un peu honte de mon humanite et de mes attaches aux personnes. Parce que la nostalgie que je me force de detruire pour m'affirmer insouciante ne tiens pas qu'a la repression d'une liberte jouissante, non, elle est en grande partie due aux voix que je n'entendrais plus, aux longs retour que je ne ferais plus, aux regards que je ne croiserais pas, et aux mains que je ne prendrais plus. Alors il s'agit de laisser passer le temps, d'oublier que je ne me reveillerais pas a Brighton demain matin, que je ne verrais pas tout ces temoins de mon existence aux rires folkloriques. Et pire encore je ne sentirais plus la respiration de ces quelques personnes aux yeux eteints, aux croyances inexistantes et aux cris de combats impressionnants, qui m'ont habille d'enthousiasme et de joie. Parce que je crois qu'il faut le dire, il est grand temps de ne plus etre de la poussiere. Et tant qu'a etre reduite a des dimentions telles, je prefere encore etre des paillettes.

Elle me manque, cette barre où l'on se déhanchait tout les soirs.


"Hello, I love you, won't you tell me your name"

27/07/2010

"ON AIMAIT S'ETALLER CRACHER CONTRE LE TEMPS"

Tu sais que c'est etrange rentrer avec le bus 6 sans avoir passé des heures au port avec toi? Et sur les gallets sur la plage presque infinie qui meurt dans l'absence d'acéssibilité de nos yeux crevés par les couleurs. Tu sais que ici tout est vide, mort et froid, il n'y a plus rien ni meme la silhouette de nos soirs, de nos caffés et de nos voyages nocturnes?


Je suis l'ironie, nous sommes la betise. Mais c'etait drole, et plus jamais je n'écouterais de la mauvaise musique sans penser a ton accent italien et a nos bisous dans tout les coins.


We used to suck lemon candies.
"Rire"

Under Control

J'ai une certaine gêne à accepter un des modes de fonctionnement de notre société, cette manie de tout vouloir classer, différencier puis comparer pour se rassurer.
D'ailleurs, je déteste les cours d'économie. Vouloir faire croire aux gens que le monde est un gigantesque plateau de jeu dans lequel il suffit de classer les individus par couleur, origine, profession, hobby. Faire avaler à la population que notre société ne peut fonctionner qu'en départageant les personnes, qu'en les différenciant.

Au lycée, chaque "bande" à son propre style. Au niveau scolaire, on nous départage par filières en cochant des capacités acquises ou non sur une grille semblable à une liste de course, en examinant nos "profils", nos aptitudes.
Différencier. Classifier. Analyser. Déterminer.

Toutes ces classifications nous amène à la peur du mélange et à la banalisation des stéréotypes.
La littéraire (c'est une fille, bien sûr) fume des joints, a une coupe de cheveux courte, aurait rêver vivre dans les 60's, se déhanche au son des guitares de Joy Division, porte des Doc Martens, écoute du blues ou du jazz, fait des photos et lit à n'en plus finir pour se différencier des autres, snobe les "ignorants", soit ceux qui ne vendrait pas leur vie contre l'immense privilège d'être contemporain à Boris Vian.

Ainsi, on ne peut pas écouter les Strokes et lire des mangas, ni porter de marques sans vouloir montrer que l'on vient d'un certain milieu,ni préférer le rock au rap en étant noire, ni lire des bouquins non imposés par le programme quand on est cool.

Je veux être une vaste palette pleine de tons différents. Je veux porter des jupes en cuir, écouter Drake et les Kinks si ça me plaît, faire du violon et de la danse classique en étant noire, je ne veux pas avoir de profil, je ne veux pas être classée, je ne veux pas être bornée. Je veux être ouverte et cultivée.
C.

11/07/2010

"J'ai un projet, devenir fou." (Charles Bukowski)

Je m'en fou. Apres tout je suis un de ces desastres bête, j'admire la megalomanie, et j'aime bien le tabac. La plage et la foule. Et moi, et moi.

"El blues del Perdedor"
A.


03/07/2010

SHE'S LIKE A RAINBOW (Rolling stones)

Je porte un amour déraisonnable aux bus. Je ressens par leur bourdonnement une ivresse déplacée.
Je raffole des voyages aux destinations vagues, aux départs précipités, aux billets de troisième classe trop chers, aux valises trouées, aux regards fasciné, aux jeunesses retrouvées, aux imprévus menaçants, aux charmes inavoués.

L'été est la, splendeur sale et pleine de sueur. Le temps n'est plus qu'une formalité du vieux monde, qu'une preuve minime de son existence. Il y a des brins d'herbes a mordre, des arbres a grimper, le silence et la foule a associer. Et les heures interminables, par leur magnificence, de bus. L'été les rends beau, elle nous rends vagabonds avec excuses, jeunes fugitifs et compris. Ce n'est plus un caprice mais une évasion moyennement accordé. Bus de nuit en état soupçonneux, bus aux arrêts sombre et aux ruelles effrayantes. Bus d'éclipse aux retards évidents, aux plages infinies. Bus de parfum, menant nos désirs a leur fin, invitant notre corps a retrouver les visages adorés. Bus de bulle, bus de bulle aux heures étourdies, au blues au volume le plus fort, aux souvenirs tordus du départ, aux regrets de tes mots psychédéliques que je n'entendrais plus et aux rires sacrifiés pour oublier nos danses. Bus de bulles: confirmation de la liberté absolue.

Eibar-Fuenterabia
Ondarribi-Irun
Irun-Madrid
Londres-Brighton
Brighton- Hove

23/06/2010

PUTAIN FAUDRAIT SAVOIR...


... et le temps perd la mémoire.