15/09/2010

Le rire a des effets amnésiques.



Il s'agit d'une stupide pensée que celle de craindre le lendemain, tard le soir quand les idées se melent a la hate et a la fatigue, que tout dégouline dans l'esprit et que les murs ronronnent une petite mélodie de Bob Dylan... "You see somebody naked, you ask who is that man?". Alors on ne realise pas entierement l'omniprésence inavoué de la perversité dans notre univers isolé par les arbres, les secrets et les hontes. Surtout lui. Il pense a mourir, sans y penser vraiment. Il ne croit pas a la torture, il n'est pas sur de ses idées. Pas de philosophie, pas de comportement constant, pas d'ideaux, ni de principes. Pas d'ambitions. Le mensonge persite entre ses levres lorsqu'il avoue au monde qu'il imagine le futur. Le futur est une obligation temporelle, suposant que la vie ai pour caprice de se prolonger. Il hère dans sa tête pleine de trous noirs inaccéssibles. Et il en est certain, tout est fade; il n'aime que le parfum de la literature. Pourtant, il est poursuivi par la silhouette de la peur auto-censurée. Il se veut du bien, et c'est presque conciemment qu'il se doute de l'inutilité de ces jours.
Il ne croit pas aux hommes, la seule revolte qu'il aurait put mener serait pour leur disparition. Des cadavres et des fleurs, et que chacun vive loin de son corps. Parce que quand on lui demande sa cause il repond le monde. C'est le monde qui le deforme d'agressives sensations. Il envie Hugo, ce noble type de Jean Paul Sartre. Il gribouille quelques mots sur des papiers, cette rebellion ne lui suffit plus, il ne veut pas avoir peur d'avoir les mains sales pour un songe dingue. Mais il n'en a pas. La verité c'est que son dégout pour la foule lui vient d'influences romantiques trop accentués. C'est tout.
Tant pis pour lui...

Et ce matin là il se reveilla un peu trop tot. Pas beaucoup d'ailleurs, juste assez pour realiser sa nouvelle monstruosité. C'est la qu'on perçoit l'équilibre sur lequel nous pouvons nous permettre d'acceder a la paix. Sa destruction est pourtant trop présente. L'ennui atteint le destin, et dans l'élan de l'agitation soudaine, l'explosion surgit, celui-ci rigole un peu.
Voila qu'il se tient sur ses deux pattes, son corps est un tas de croutes superposés, il n'a plus de visage. Dans la laideur et l'abomination, il prend concience de ses vieux plaisirs et des enigmes du passé. Il n'avait rien; cette absence lui permettait la volupté et l'independance. Celles qui lui allimentait les poumons.
Il se regarda dans l'étroit miroir encore une fois, il eut un rire crispé...

"Plus jamais je ne coucherais avec une femme..."

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