28/09/2010

"I'D LIKE TO HEAR YOU SAY MY NAME ESPECIALLY WHEN YOU SAY YES!"

La vieillesse est assise sur un banc, et moi en face, j'ecris un texte imaginaire qui n'a aucune suite. Je n'ose la regarder de pres, ses imperfections m'intimident. Ma tete est une bouillie carrée. J'aimerais etre a l'abris de la sagesse populaire qui me murmure a l'oreille des conseils usés et inutilisables. Alors j'avale des maudites pastilles contre la monstruosité et j'espere que tu m'oublis. Et pourtant la vieillesse reste assise sur un banc. Elle m'insulte avec ces yeux et je sais que ce n'est pas de la jalousie. J'enterre l'estime de ma personne a travers ce regard fixe qui me crie des incantations de condamnations a l'esprit. J'accumule alors les champs lexicaux de la deception et je m'envole dans mes idées-balancoire. Je suis la pauvre gosse crapicieuse issue des instituts a l'education baclée. Je delaisse ma quete a la coherence. Des rides, beaucoup de rides, et je ne saurais dire si elles sont cause des rires abusifs. J'aimerais avoir les rides de la joie et du combat, celles qui se marquent par les hurlements et les eclats.
Mais il s'agit d'une ironie que celle de m'imaginer un futur, le temps s'amusera a me detromper, et j'ai bien peur de ne pas avoir le temps de jouer avec lui aux jeux ou il est invicible.
Je suis un anachronisme. Qui m'aurait dit qu'un jour je serais un ensemble de cellules contenant de l'ADN qui est une suite de nucleotides (avec du ribose, de l'acide phoforique et d'une base) bicatenaire (contrairement a l'ARN) face a une magique puissance endurcie par les années. Un tas de cellule marchant à l'envers pour attirer l'attention et ecrivant quelques mots triangulaires pour Irene.
Tout le monde me l'aurait dit, parce que c'est une evidence: nous sommes des fourmis geantes.

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