16/08/2010

L'éloge de la fuite -Henri Laborit-

Ca doit bien faire une éternité. Peut être même deux semaines. Je ne rêve plus. Je somnole, je me perd dans ce que je ne suis pas. J'ai gouté au gout interdit de la protection par connaissance et prévision. J'en ai un certain vertige, peu contagieux.

Parce que j'ai envie de me mener à l'autodestruction en y trouvant ma grandeur, enchainer les concerts de blues, de vieux rock. Je veux être libre, d'une liberté absolue et impossible. J'en deviens maniaque et obsessive. Et parce que je suis voué a l'échec depuis la première seconde. Au sommet même de l'échec, je refuse la fuite. Il s'agit d'une négation expliquant le présent et détruisant le futur. Les rires éphémères deviendront ceux de la honte. Ceux de la honte mais non du regret.


"Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite."

(Il est 23h49 et 23h54 et il s’agit de retrouver le monde, de le revivre pour de faux en jouant avec les horloges.)



They want my soul.


A

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