16/08/2010

L'éloge de la fuite -Henri Laborit-

Ca doit bien faire une éternité. Peut être même deux semaines. Je ne rêve plus. Je somnole, je me perd dans ce que je ne suis pas. J'ai gouté au gout interdit de la protection par connaissance et prévision. J'en ai un certain vertige, peu contagieux.

Parce que j'ai envie de me mener à l'autodestruction en y trouvant ma grandeur, enchainer les concerts de blues, de vieux rock. Je veux être libre, d'une liberté absolue et impossible. J'en deviens maniaque et obsessive. Et parce que je suis voué a l'échec depuis la première seconde. Au sommet même de l'échec, je refuse la fuite. Il s'agit d'une négation expliquant le présent et détruisant le futur. Les rires éphémères deviendront ceux de la honte. Ceux de la honte mais non du regret.


"Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite."

(Il est 23h49 et 23h54 et il s’agit de retrouver le monde, de le revivre pour de faux en jouant avec les horloges.)



They want my soul.


A

13/08/2010

THE KOOKS
BAND OF HORSES
KELE
FOALS

Je crois que j'ai hate de retrouver Paris et ses intempéries.
C.

05/08/2010

Nihilisme (David)

Et c'est avec des souvenirs floues, des promesses vagues, un bracelet rose fluo au poignet et des cailloux de la plage dans les chaussures que je quitte un univers trop fantaisiste.

Je crois que j'aime trop quelques presences pour pouvoir les enfouir dans l'inconscient qui me laisse saine d'esprit et sans remords. Je suis une petite machine avec une programmation improvisee. Il suffit de voir mes rebonds, mes comportements imprevisibles et mes idees sans avenir. Oui, je n'ai pas vraiment de futur dans cette direction. Mais ca ne doit pas importer, parce que je crie, je volle, je cours, je suis ce qu'il me semble le plus improbable sur le moment.


Ce mois de juillet j'ai compris a quel point la distance est une belle chose. J'ai compris les mensonges: la liberte n'a pas de prix, elle ne depend que de nous. Je ne crois pas pardonner un jour tout ceux qui m'ont dit que la liberte est chere. Non. Certes la liberte absolue n'existe pas mais il s'agit de s'en rapprocher, et la plus intense qu'on puisse connaitre n'a pas de prix etant le centre de mes attentes. Cette sensation de se lever sans savoir vraiment ce qu'il va suivre. Renifler des parfums et connaitre a travers ceux-ci le bien etre, etre capable de construire la satisfaction a travers des petits delices sur les chemins encore inconnu de notre avenir. Etre videe d'espoir, sans etre desesperee, ne pas comprendre, ni chercher d'explications, se laisser guider par les envies et le hasard, sans dependre de rien, ni des amours d'ete, ni des bus lents et pleins, ni de la carte bleue bloquee. De rien. Et pourtant dans cet ideal, sans avoir d'obligations, ni de routine presque tout les soirs, je tombais en meme temps que la nuit dans les paradis artificiels. Ceux qu'on me disait qui n'en vallaient pas la peine, ceux qui me laisse l'esprit plus grand, plus noble et plus elastique.


Alors je suppose que c'est bisard, de revenir avec le gout amere du manque. Et peut etre que j'ai un peu honte de mon humanite et de mes attaches aux personnes. Parce que la nostalgie que je me force de detruire pour m'affirmer insouciante ne tiens pas qu'a la repression d'une liberte jouissante, non, elle est en grande partie due aux voix que je n'entendrais plus, aux longs retour que je ne ferais plus, aux regards que je ne croiserais pas, et aux mains que je ne prendrais plus. Alors il s'agit de laisser passer le temps, d'oublier que je ne me reveillerais pas a Brighton demain matin, que je ne verrais pas tout ces temoins de mon existence aux rires folkloriques. Et pire encore je ne sentirais plus la respiration de ces quelques personnes aux yeux eteints, aux croyances inexistantes et aux cris de combats impressionnants, qui m'ont habille d'enthousiasme et de joie. Parce que je crois qu'il faut le dire, il est grand temps de ne plus etre de la poussiere. Et tant qu'a etre reduite a des dimentions telles, je prefere encore etre des paillettes.

Elle me manque, cette barre où l'on se déhanchait tout les soirs.


"Hello, I love you, won't you tell me your name"

27/07/2010

"ON AIMAIT S'ETALLER CRACHER CONTRE LE TEMPS"

Tu sais que c'est etrange rentrer avec le bus 6 sans avoir passé des heures au port avec toi? Et sur les gallets sur la plage presque infinie qui meurt dans l'absence d'acéssibilité de nos yeux crevés par les couleurs. Tu sais que ici tout est vide, mort et froid, il n'y a plus rien ni meme la silhouette de nos soirs, de nos caffés et de nos voyages nocturnes?


Je suis l'ironie, nous sommes la betise. Mais c'etait drole, et plus jamais je n'écouterais de la mauvaise musique sans penser a ton accent italien et a nos bisous dans tout les coins.


We used to suck lemon candies.
"Rire"

Under Control

J'ai une certaine gêne à accepter un des modes de fonctionnement de notre société, cette manie de tout vouloir classer, différencier puis comparer pour se rassurer.
D'ailleurs, je déteste les cours d'économie. Vouloir faire croire aux gens que le monde est un gigantesque plateau de jeu dans lequel il suffit de classer les individus par couleur, origine, profession, hobby. Faire avaler à la population que notre société ne peut fonctionner qu'en départageant les personnes, qu'en les différenciant.

Au lycée, chaque "bande" à son propre style. Au niveau scolaire, on nous départage par filières en cochant des capacités acquises ou non sur une grille semblable à une liste de course, en examinant nos "profils", nos aptitudes.
Différencier. Classifier. Analyser. Déterminer.

Toutes ces classifications nous amène à la peur du mélange et à la banalisation des stéréotypes.
La littéraire (c'est une fille, bien sûr) fume des joints, a une coupe de cheveux courte, aurait rêver vivre dans les 60's, se déhanche au son des guitares de Joy Division, porte des Doc Martens, écoute du blues ou du jazz, fait des photos et lit à n'en plus finir pour se différencier des autres, snobe les "ignorants", soit ceux qui ne vendrait pas leur vie contre l'immense privilège d'être contemporain à Boris Vian.

Ainsi, on ne peut pas écouter les Strokes et lire des mangas, ni porter de marques sans vouloir montrer que l'on vient d'un certain milieu,ni préférer le rock au rap en étant noire, ni lire des bouquins non imposés par le programme quand on est cool.

Je veux être une vaste palette pleine de tons différents. Je veux porter des jupes en cuir, écouter Drake et les Kinks si ça me plaît, faire du violon et de la danse classique en étant noire, je ne veux pas avoir de profil, je ne veux pas être classée, je ne veux pas être bornée. Je veux être ouverte et cultivée.
C.

11/07/2010

"J'ai un projet, devenir fou." (Charles Bukowski)

Je m'en fou. Apres tout je suis un de ces desastres bête, j'admire la megalomanie, et j'aime bien le tabac. La plage et la foule. Et moi, et moi.

"El blues del Perdedor"
A.


03/07/2010

SHE'S LIKE A RAINBOW (Rolling stones)

Je porte un amour déraisonnable aux bus. Je ressens par leur bourdonnement une ivresse déplacée.
Je raffole des voyages aux destinations vagues, aux départs précipités, aux billets de troisième classe trop chers, aux valises trouées, aux regards fasciné, aux jeunesses retrouvées, aux imprévus menaçants, aux charmes inavoués.

L'été est la, splendeur sale et pleine de sueur. Le temps n'est plus qu'une formalité du vieux monde, qu'une preuve minime de son existence. Il y a des brins d'herbes a mordre, des arbres a grimper, le silence et la foule a associer. Et les heures interminables, par leur magnificence, de bus. L'été les rends beau, elle nous rends vagabonds avec excuses, jeunes fugitifs et compris. Ce n'est plus un caprice mais une évasion moyennement accordé. Bus de nuit en état soupçonneux, bus aux arrêts sombre et aux ruelles effrayantes. Bus d'éclipse aux retards évidents, aux plages infinies. Bus de parfum, menant nos désirs a leur fin, invitant notre corps a retrouver les visages adorés. Bus de bulle, bus de bulle aux heures étourdies, au blues au volume le plus fort, aux souvenirs tordus du départ, aux regrets de tes mots psychédéliques que je n'entendrais plus et aux rires sacrifiés pour oublier nos danses. Bus de bulles: confirmation de la liberté absolue.

Eibar-Fuenterabia
Ondarribi-Irun
Irun-Madrid
Londres-Brighton
Brighton- Hove

23/06/2010

PUTAIN FAUDRAIT SAVOIR...


... et le temps perd la mémoire.

22/06/2010

"No matter how good you are to people you know, they'll make you cry sometimes"- Raphael Saadiq



Tu vois cet arbre là-bas, robuste et fier? Depuis peu de temps, il perd ses feuilles.
Tu me diras que c’est dans l’ordre des choses, que la nature est ainsi faite. Et bien c’est justement cet «ordre des choses» qu’il refuse d’accepter une autre fois. De tout en haut, il contemple les feuilles se décrocher peu à peu de lui-même, comme des traîtresses, elles s’en vont et ne lui laisse rien, aucun souvenir, aucune chanson, aucune saveur, comme si elle jetait à l’eau tous leurs engagements, comme si elles abandonnaient la partie, comme si elles niaient le passé commun. Il soupire profondément, impuissant mais digne.
Maintenant, observe bien. Les feuilles qui sont toujours rattachées aux branches.
Celles qui persistent.
Celles qui se battent.
Celles qui crachent à la gueule de cet «ordre des choses», vainement, mais qui essayent. Observe comme elle se détachent lentement des branches, la sève cède, ignorant l’obstination de ses pauvres insignifiantes. L’arbre souffre. Dans leur clémence, elles se sont entretenues auparavant avec lui, lui ont fait part de leur reconnaissance, avoué leur attachement : elles ont fait leurs adieux. Alors il souffre. Plus que jamais, l’arbre se sent nu. La mesquine impuissance l’étouffe dans son étreinte, la mélancolie lui donne le vertige. Il comprend que cela recommence, que tout s’aboutit, se termine, s’achève, se conclut, se clôt, se concrétise et disparaît. Il devrait y être habitué, ce n’est pas la première fois que cette saison frappe, seulement, il avait pensé que cette fois, il aurait été capable de la dominer, de ne plus être faible.
Alors tant bien que mal, il reste droit et digne, ne fléchit pas, robuste et fier de chacune de ces petites feuilles.

Je peux te confier un secret? Cet arbre, c’est moi.


C.

21/06/2010

Jazz Bar







J'éprouve un certain vertige a accepter le manque d'originalité. J'en ris beaucoup de ces idées simples, aux allures complexes et fantaisistes que leur donne leurs orateurs. C'est quelque chose de beau d'un point de vu interne, c'est plutot navrant vu de l'exterieur. Je ne parlerais pas moins du manque de communication qu'il apparait alors avec ces esprits persuadés de leur génie. (Un génie que je ne leur accorde pas, non pas par le contraste flagrant avec mes pensés mais par le manque de reflexion et de principes qu'il suppose). Pourtant j'aime beaucoup découvrir de nouvelles idéologies, mais une idée peut etre appellée telle a partir du moment ou elle est suivit d'arguments.
Il y a un certain paradoxe, nous avons les moyens d'ouvrir nos idées et de les laisser accessibles à tous. Pourtant il y a le refus d'une évolution, ou tout du moins, si ce n'est d'une evolution, d'une amélioration. Pour eviter tout malentendu il faut préciser que je respecte chaque vision, chacune montre la beauté de l'individu a travers lequel elle vit, mais une vision s'accompagne d'arguments, de crédibilité et d'un sens (ou du moins une structure). Je n'essaye pas de montrer ici l'existence de vérités, il n'y en a pas d'ailleurs, il y a la vérité qui ici ne peut nous aider par la subjectivité et la multitude impliquée.
Je crois que la vraie recherche ici, est celle de l'abandon de toute imperméabilité sur ses concepts, un échange riche, l'abolition d'un orgueil démesuré paralysant tout débat et rendant immobiles les thèses.
Juste parler, et offrir la seule chose que nous avons a offrir: nous même. Car il est d'une inutilité abondante celle du désaccord sans paroles. Etre un espèce de carré, bien fermé, inchangeable et insensible par l'adoration de ses paralélismes et ses angles droits est quelque chose de maigre, une satisfaction amère.
"Tout est suceptible de changer, a partir du moment ou on pense et on est
capable de la communiquer"

Louise, Charlotte, Lucile.

18/06/2010

69 : Année Erotique.

GAINSBOURG ET LES FEMMES.









Initials B.B.
Bonnie & Clyde.
Blonde.
Regard enfantin.
BRIGITTE BARDOT.

Lemon Incest.
Love on the Beat.
Brune.
Regard enfantin

CHARLOTTE FOREVER.


Je t'aime, moi non plus.
Anglaise. Cannabis.
Regard enfantin et malicieux.
JANE BIRKIN.




"L'AMOUR PHYSIQUE EST SANS ISSUES"




C.

16/06/2010

Pigeon Noir.


Tengo frio, llueve.
Je suis a court de mots, il semble qu'ils ne volent pas avec les feuilles. Je suis bien la tête en haut, le stylo vers le bas. Je ne pourrais désirer plus (ni moins). Le soleil vient nous surprendre soudainement. J'écrase de mon poid les insectes minuscules somnolant sous mon corps. Mes cheveux se perdent, se mélangent, se dissouent dans le vert. Tout en devient un mélange homogène. J'ai la tête égarée, les idées envollés, cela semble un monde subtil et délicat. Je sens le pouls éxagéré de mon coeur, mes sens s'épanouissent. Je deviens intelligente, songe a des propos lointains, impénétrable en état normal. La terre est un tournesol s'orrientant en fonction du monstre jaune et bouillant, j'en suis persuadée. Je ne suis pas sure de donner un sens a ces lignes, je suis dérésonnable pourtant je n'ose me le reprocher. Les enceintes se frottent a mes oreilles, me vient alors une idée incroyablement plate et exploitable. Tout se résume en une grande question philosophique:
Est il une faiblesse ou une prudence de s'enfuir la où rien ne peut plus sur notre esprit ouvert? Pas même les lois, physiques, civiles, sentimentales, instinctives...?
Est ce un courage désirer le mieux pour soi, le mieux ailleurs? Est ce une protection staisfaisante que d'échapper a travers des substances a un lien trop aigu avec le réel, la monotonie, les barrières? Est ce digne de s'exposer temporairement à un amour envers l'étrange, se perdre dans un univers instable et inexistant?

Surement. Et si le vrai bonheur c'est savoir se suffire et vivre avec modération, alors je commencerais l'apprentissage de la gaité demain. Pas aujourd'hui, aujourd'hui je vole.





"Les drogues sont un défi à l'esprit" (Jim Morrison)


A.

10/06/2010

Je suis un robot dégénéré.


Il ne reste plus que le caprice. C'est l'été, il fait froid. C'est le matin, la lumière traverse déjà mes volets de caramel. Je souris, Vivaldi m'enlace de ses mélodies. Il y a l'absence des visages frais et la résistance bête aux tentations interdites. Je n'irais donc pas chez toi. C'est un jour enfiévré. Pourtant il y a du vert, mais il éveille le soupçon, par son allure ridicule et bien trop exagérée. En ce moment je me demande combien de feuilles sont perchés sur l'arbre d'en face. Il est étrange, il n'a jamais sommeil. Aussi, je pense a Joseph Kessel et cette œuvre envoutante et tiède séparant l'amour grandiose, pudique et tendre et l'érotisme sale et grossier, tout somnolant dans une même femme, respectueuse et prostitué par plaisir. J'en ai une certaine préoccupation. Mais il y a une rupture: mon réveil annonce 13: 07. Vivaldi s'est éteint. Je reste sous l'édredon étouffant. Alors Tom Waits s'énerve un peu, il hurle ses désirs de femmes, je crois. Je souris, aujourd'hui sera un jour comme les autres.
Je veux beaucoup, beaucoup de vagues, des épées cassés, des cafés au lait, des cloches, des sandwichs, du vent, des ressorts et une boite a musique, surtout une boite a musique.

"Blue skies over my head, give me another reason to get out of bed"

A.

08/06/2010



Move on, You got to move on
I'm gonna get you real good
So you can shake on
.

Encore une de ses musiques qui vous prennent et vous font danser, tourner, onduler jusqu'à en mourrir. Géniale.

C.

Elasticité.



Je lis No et moi. Je ne suis plus la seule a collectionner les mots. Des mots doux, des mots pateux, des mots qui donnent le vertige par leur grâce et l'effroi qu'ils m'inspirent. Ils me font peur parfois, mais ils ne sont pas contagieux. Je les découpe, les accroche a un mur blanc, où ils savent s'imposer et vomir leur beauté. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, si les avoir si près de moi me fait grandir, ou si au contraire je sombre dans ma plus petite enfance à travers des mots que mon moi actuel me propose. Mais je trouve un charme démesuré a laisser un ensemble de lettres avoir un sens différent, ne pas être bousculé par d'autres et pouvoir etre seul, sans contexte et avec une liberté flagrante. Alors ils dansent sans que je ne m'en aperçoive, ils réfléchissent beaucoup. Le soir, quand je rentre dans ma chambre, à l'odeur de repos et de tourments passés, ils sont là, éclatants. Je m'étend sur mon lit, je les redécouvre. Ils sont agressifs, doux, inquiétants, décontractés, ils mutent et se métamorphosent de seconde en seconde. Souvent, je m'envole avec quelque uns en tête, je les savoure et les explore. La nuit passe alors sur une base fantastique et un mélange enragé. Hier, je suis partie avec un seul mot: visage.
A.

07/06/2010

"Bohème: Personne qui mène une vie vagabonde, sans règles ni soucis du lendemain"


Ce matin je suis étalée dans mon lit, comme beaucoup trop d’autres matinées d’ailleurs. Il est 13h, je sors à peine de mon sommeil, honteuse d’être aussi épuisée. Puis viens la routine. Lever le store de ma chambre, mais pas trop, juste assez pour y laisser entrer les doux rayons de soleil, ses longues caresses interminables. Regarder le plafond blanc et vide avec la voix plaintive et mélancolique de Peter Doherty en arrière-fond. Sourire bêtement. Premiers plaisirs de la journée.
Bohème serait un beau synonyme de jeunesse.
Errer, Traîner, Improviser… Se laisser porter par le courant du quotidien, sans jamais s’ennuyer de la routine. Et puis rire surtout.
Devenir autiste envers la réalité, s’efforcer de penser que tout va bien, ignorer le concret, se créer sa propre dimension.
Une dimension où l’on voyage sans destination, un voyage au cours duquel il faut mûrir de ses expériences, au cours duquel il faut grandir de ses échecs.

C.

05/06/2010

Toute phrase a un sens. Toute.




Everything in its right place
Yesterday i woke up sucking a lemon
Yesterday i woke up sucking a lemon
Yesterday i woke up sucking a lemon.






"Quand j'ai écrit Everything in its right place, beaucoup de personnes ont été impressionés par les nouvelles sonorités de l'album Kid A, certaines parlaient même d'une chanson envoûtante, voire vicieuse. Mais les paroles ont déconcertés plus d'un. " Yesterday i woke up sucking a lemon". Oui, cette phrase a un sens, vous voyez toutes les phrases ont un sens. Il ne faut pas toujours les associer à d'autres pour faire un ensemble, mais les examiner à part. Dans cette phrase je voulais évoquer la grimace qui déformait mon visage chaque matin au réveil, résultat de mon manque d'inspiration et de créativité."
C.

04/06/2010

Je vis avec une araignée.



Je vis avec une araignée, aux charmes inconnus. Je vis avec la lune, elle me harcèle, me fait des avances. Je l'aime bien, mais pas assez pour me donner a elle, alors chaque matin, il s'agit de vivre, de voir l'aube de nouveau. Et l'araignée, l'araignée qui gambade sur mes murs blanc, vides de couleurs et d'artifices. Elle est belle cette petite créature, la voire s'enfuir, est un des petits plaisirs de la vie, bêtes et crades. Je frissonne, je redoute qu'elle vienne caresser ma peau de ses membres sales et légers. J'ai peur, un peu.

Ce soir les étoiles me déçoivent, j'ai le regard de la dernière fois. Il semble que tout consiste en une perte d'équilibre, une démolition de la fragilité instaurée par mon inconscient. La lune et sa fraicheur ne me satisfait pas. Je me sens lourde et morbide, déesse du glauque. "Je veux reigner par l'effroi" a écrit Baudelaire, c'est ce que je veux aussi. Je veux aussi un vélo avec des ailes, et un sac a dos pour partir un peu moins près de ces quatre murs. Viens araignée, je t'emmène. Tu va chevaucher sur deux roues, tout près de moi. Je vais t'apprendre a défier la gravité et les lois physiques stupides et inutiles. Tu vas pouvoir lire de la poésie, écrire des mots fous et interdit.



Non, elle n'est plus là, la divine vénus, immortelle. J’inspecte chaque fissure. L’espoir y est encore, ou es tu? Puis, je retrouve son corps frêle écrasé, derrière un papier. Un papier portant une citation géniale de Prévert "être ou ne pas être dans les nuages".


03/06/2010

SWEET.


J'adore. Bien-être,bonheur même.
La plénitude s'est transformée en ignorance.
Petite gamine, insouciante et aveugle face à la réalité.



Superbe voix qui rappelle un peu celle de Bill Withers, j'adore!

C.

31/05/2010

TU SAIS PEU M'IMPORTE, CE QUE TU ME FERAS (BB Brunes)

Il fais frais. Et bon aussi. C'est étrange. J'aime assez.

"Rape me" -Nirvana-

A.