
Ce matin je suis étalée dans mon lit, comme beaucoup trop d’autres matinées d’ailleurs. Il est 13h, je sors à peine de mon sommeil, honteuse d’être aussi épuisée. Puis viens la routine. Lever le store de ma chambre, mais pas trop, juste assez pour y laisser entrer les doux rayons de soleil, ses longues caresses interminables. Regarder le plafond blanc et vide avec la voix plaintive et mélancolique de Peter Doherty en arrière-fond. Sourire bêtement. Premiers plaisirs de la journée.
Bohème serait un beau synonyme de jeunesse.
Errer, Traîner, Improviser… Se laisser porter par le courant du quotidien, sans jamais s’ennuyer de la routine. Et puis rire surtout.
Devenir autiste envers la réalité, s’efforcer de penser que tout va bien, ignorer le concret, se créer sa propre dimension.
Une dimension où l’on voyage sans destination, un voyage au cours duquel il faut mûrir de ses expériences, au cours duquel il faut grandir de ses échecs.
C.

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