28/09/2010

"I'D LIKE TO HEAR YOU SAY MY NAME ESPECIALLY WHEN YOU SAY YES!"

La vieillesse est assise sur un banc, et moi en face, j'ecris un texte imaginaire qui n'a aucune suite. Je n'ose la regarder de pres, ses imperfections m'intimident. Ma tete est une bouillie carrée. J'aimerais etre a l'abris de la sagesse populaire qui me murmure a l'oreille des conseils usés et inutilisables. Alors j'avale des maudites pastilles contre la monstruosité et j'espere que tu m'oublis. Et pourtant la vieillesse reste assise sur un banc. Elle m'insulte avec ces yeux et je sais que ce n'est pas de la jalousie. J'enterre l'estime de ma personne a travers ce regard fixe qui me crie des incantations de condamnations a l'esprit. J'accumule alors les champs lexicaux de la deception et je m'envole dans mes idées-balancoire. Je suis la pauvre gosse crapicieuse issue des instituts a l'education baclée. Je delaisse ma quete a la coherence. Des rides, beaucoup de rides, et je ne saurais dire si elles sont cause des rires abusifs. J'aimerais avoir les rides de la joie et du combat, celles qui se marquent par les hurlements et les eclats.
Mais il s'agit d'une ironie que celle de m'imaginer un futur, le temps s'amusera a me detromper, et j'ai bien peur de ne pas avoir le temps de jouer avec lui aux jeux ou il est invicible.
Je suis un anachronisme. Qui m'aurait dit qu'un jour je serais un ensemble de cellules contenant de l'ADN qui est une suite de nucleotides (avec du ribose, de l'acide phoforique et d'une base) bicatenaire (contrairement a l'ARN) face a une magique puissance endurcie par les années. Un tas de cellule marchant à l'envers pour attirer l'attention et ecrivant quelques mots triangulaires pour Irene.
Tout le monde me l'aurait dit, parce que c'est une evidence: nous sommes des fourmis geantes.

26/09/2010

Eh Andy...


C'est une copine a moi qui m'a dit que tu t'appelais Andy... Hey Andy, ça fait un moment que je te suis, Andy, alors on va chez moi? Ou alors on va chez toi? Alllez Andy quoi! Oh! DIS MOI OUI.



Shooop
(Rita mitsouko)

25/09/2010

"Apprenez que tout flatteur vit au depend de celui qui l'ecoute"

Cette lecon vaut plus qu'un fromage.
J'ai du ranger l'orgueil dans un petit pagne, que j'ai lance dans le ruisseau de la vanite. Et je l'ai vu s'eloigner. J'ai arrache la peinture illusoire qui fausse mes idees depuis bien longtemps, j'ai revu le gris, et je l'ai trouve tres beau. Je me suis fait des promesses, j'ai brises les notres et celles de notre possible redecouverte. Parce que mon role ne me suffit plus, je veux sortir de mes betes repliques qui visent a satisfaire un ego deja trop gros. J'ai mordu dans les barreau que tu m'avais soigneusement fabrique, j'y ai laisse un petit bout de mon sourire. Je te l'ai dedier pour que tu te souvienne, comme toute sorte d'esclavage mene au desirs de liberation. Et j'ai ainsi detruit, ta chimerique emprise sur mon esprit. Avant de partir, les mains vide et l'esprit sain, j'ai quitte mes vetements, pour y delaisser ma vieille odeur et pouvoir m'en refaire une nouvelle.
Pour sortir des enfers, j'ai echange le souvenir des effets des drogues contre le passage sur la barque de Charon. J'ai marmonne le dernier refrain de cette chanson idiote, que tu me chantais encore et encore, j'ai fume la derniere cigarette, j'ai rougis pour la derniere fois. Puis, avec des crayons imaginaires, un cahier et des feuilles blanches, je suis partie a la derive sur un bateau ivre. En prenant soin de laisser une note sur le frigo: "je ne reve plus, regarde bien, mon visage fanne a chasse loin de moi tout reves maudits" et de couvrir l'embarcation de moquette, pour etre sure de ne pas entendre tes pas, quand sans avoir lu le mot, tu essayeras de te deguiser pour entrer en moi.

19/09/2010


BABY POP



Cette musique me rend folle. Cette musique me rend folle. Cette musique me rend folle. Et me donne envie de mettre en oeuvre des conneries monumentales.



(Et pendant ce temps l'argent part en fumé.)

15/09/2010

Le rire a des effets amnésiques.



Il s'agit d'une stupide pensée que celle de craindre le lendemain, tard le soir quand les idées se melent a la hate et a la fatigue, que tout dégouline dans l'esprit et que les murs ronronnent une petite mélodie de Bob Dylan... "You see somebody naked, you ask who is that man?". Alors on ne realise pas entierement l'omniprésence inavoué de la perversité dans notre univers isolé par les arbres, les secrets et les hontes. Surtout lui. Il pense a mourir, sans y penser vraiment. Il ne croit pas a la torture, il n'est pas sur de ses idées. Pas de philosophie, pas de comportement constant, pas d'ideaux, ni de principes. Pas d'ambitions. Le mensonge persite entre ses levres lorsqu'il avoue au monde qu'il imagine le futur. Le futur est une obligation temporelle, suposant que la vie ai pour caprice de se prolonger. Il hère dans sa tête pleine de trous noirs inaccéssibles. Et il en est certain, tout est fade; il n'aime que le parfum de la literature. Pourtant, il est poursuivi par la silhouette de la peur auto-censurée. Il se veut du bien, et c'est presque conciemment qu'il se doute de l'inutilité de ces jours.
Il ne croit pas aux hommes, la seule revolte qu'il aurait put mener serait pour leur disparition. Des cadavres et des fleurs, et que chacun vive loin de son corps. Parce que quand on lui demande sa cause il repond le monde. C'est le monde qui le deforme d'agressives sensations. Il envie Hugo, ce noble type de Jean Paul Sartre. Il gribouille quelques mots sur des papiers, cette rebellion ne lui suffit plus, il ne veut pas avoir peur d'avoir les mains sales pour un songe dingue. Mais il n'en a pas. La verité c'est que son dégout pour la foule lui vient d'influences romantiques trop accentués. C'est tout.
Tant pis pour lui...

Et ce matin là il se reveilla un peu trop tot. Pas beaucoup d'ailleurs, juste assez pour realiser sa nouvelle monstruosité. C'est la qu'on perçoit l'équilibre sur lequel nous pouvons nous permettre d'acceder a la paix. Sa destruction est pourtant trop présente. L'ennui atteint le destin, et dans l'élan de l'agitation soudaine, l'explosion surgit, celui-ci rigole un peu.
Voila qu'il se tient sur ses deux pattes, son corps est un tas de croutes superposés, il n'a plus de visage. Dans la laideur et l'abomination, il prend concience de ses vieux plaisirs et des enigmes du passé. Il n'avait rien; cette absence lui permettait la volupté et l'independance. Celles qui lui allimentait les poumons.
Il se regarda dans l'étroit miroir encore une fois, il eut un rire crispé...

"Plus jamais je ne coucherais avec une femme..."

08/09/2010




"Take a look at yourself and realize: I've been good to you, I've been good to you"
See The Sun - The Kooks

Une foule transpirante qui saute, hurle, scande les chansons de leur idoles. L'euphorie montante à l'écoute des premières notes et accords d'une chanson appréciée et attendue. Des trombes de pluies à des moments innés, accompagnant la montée lente des guitares pour enfin exploser en énormes averses. On est heureux, on danse, crie, pleure, on se câline, un peu trop parfois il est vrai. On apprécie la compagnie des anglais un peu trop alcoolisés, on rit des fraicheurs parisiennes qui se plaignent d'être bousculée dans la foule.
Puis vient la période post concert, les discours interminables qu'on énonce à nos proches les yeux mouillés et brillants, on regarde les photos en se remémorant les mouvements saccadés de notre corps au rythme de la musique.
Je veux passer ma vie dans des festivals.

06/09/2010

Merde de merde.



Je perd mon temps dans une cage de chiffres, de réactions logiques et de propriétés réciproques ou non. En réalité, chers problemes scientifiques je vous emmerde assez.
Je veux lire, ecrire et étudier en profondeur la musique. Je n'ai aucune couleur a tirée des sciences. Elles ne me transmettent qu'une inspiration médiocre imprégnée d'hystérie, c'est une poesie rouillée que je sors des sensations insuportables que me prettent ces petites furies de puissances et de racines carrées. C'est un echec.
Loin de me rendre, je devrais penser a l'éventualité de vous liberer... Ca doit etre tres ennuyant etre aussi gris, aussi fade. Avant la fin de l'année, avec révolte, je vous donnerais cette âme que vous n'avait pas et que vous n'aurais jamais démons numériques.

01/09/2010

(Con la ñ de David)



Son las dos y media de la mañana, y estoy tomando un cafe ficticio.

White Rabbit, White Rabbit, White Rabbit. (A. B.)

16/08/2010

L'éloge de la fuite -Henri Laborit-

Ca doit bien faire une éternité. Peut être même deux semaines. Je ne rêve plus. Je somnole, je me perd dans ce que je ne suis pas. J'ai gouté au gout interdit de la protection par connaissance et prévision. J'en ai un certain vertige, peu contagieux.

Parce que j'ai envie de me mener à l'autodestruction en y trouvant ma grandeur, enchainer les concerts de blues, de vieux rock. Je veux être libre, d'une liberté absolue et impossible. J'en deviens maniaque et obsessive. Et parce que je suis voué a l'échec depuis la première seconde. Au sommet même de l'échec, je refuse la fuite. Il s'agit d'une négation expliquant le présent et détruisant le futur. Les rires éphémères deviendront ceux de la honte. Ceux de la honte mais non du regret.


"Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite."

(Il est 23h49 et 23h54 et il s’agit de retrouver le monde, de le revivre pour de faux en jouant avec les horloges.)



They want my soul.


A

13/08/2010

THE KOOKS
BAND OF HORSES
KELE
FOALS

Je crois que j'ai hate de retrouver Paris et ses intempéries.
C.

05/08/2010

Nihilisme (David)

Et c'est avec des souvenirs floues, des promesses vagues, un bracelet rose fluo au poignet et des cailloux de la plage dans les chaussures que je quitte un univers trop fantaisiste.

Je crois que j'aime trop quelques presences pour pouvoir les enfouir dans l'inconscient qui me laisse saine d'esprit et sans remords. Je suis une petite machine avec une programmation improvisee. Il suffit de voir mes rebonds, mes comportements imprevisibles et mes idees sans avenir. Oui, je n'ai pas vraiment de futur dans cette direction. Mais ca ne doit pas importer, parce que je crie, je volle, je cours, je suis ce qu'il me semble le plus improbable sur le moment.


Ce mois de juillet j'ai compris a quel point la distance est une belle chose. J'ai compris les mensonges: la liberte n'a pas de prix, elle ne depend que de nous. Je ne crois pas pardonner un jour tout ceux qui m'ont dit que la liberte est chere. Non. Certes la liberte absolue n'existe pas mais il s'agit de s'en rapprocher, et la plus intense qu'on puisse connaitre n'a pas de prix etant le centre de mes attentes. Cette sensation de se lever sans savoir vraiment ce qu'il va suivre. Renifler des parfums et connaitre a travers ceux-ci le bien etre, etre capable de construire la satisfaction a travers des petits delices sur les chemins encore inconnu de notre avenir. Etre videe d'espoir, sans etre desesperee, ne pas comprendre, ni chercher d'explications, se laisser guider par les envies et le hasard, sans dependre de rien, ni des amours d'ete, ni des bus lents et pleins, ni de la carte bleue bloquee. De rien. Et pourtant dans cet ideal, sans avoir d'obligations, ni de routine presque tout les soirs, je tombais en meme temps que la nuit dans les paradis artificiels. Ceux qu'on me disait qui n'en vallaient pas la peine, ceux qui me laisse l'esprit plus grand, plus noble et plus elastique.


Alors je suppose que c'est bisard, de revenir avec le gout amere du manque. Et peut etre que j'ai un peu honte de mon humanite et de mes attaches aux personnes. Parce que la nostalgie que je me force de detruire pour m'affirmer insouciante ne tiens pas qu'a la repression d'une liberte jouissante, non, elle est en grande partie due aux voix que je n'entendrais plus, aux longs retour que je ne ferais plus, aux regards que je ne croiserais pas, et aux mains que je ne prendrais plus. Alors il s'agit de laisser passer le temps, d'oublier que je ne me reveillerais pas a Brighton demain matin, que je ne verrais pas tout ces temoins de mon existence aux rires folkloriques. Et pire encore je ne sentirais plus la respiration de ces quelques personnes aux yeux eteints, aux croyances inexistantes et aux cris de combats impressionnants, qui m'ont habille d'enthousiasme et de joie. Parce que je crois qu'il faut le dire, il est grand temps de ne plus etre de la poussiere. Et tant qu'a etre reduite a des dimentions telles, je prefere encore etre des paillettes.

Elle me manque, cette barre où l'on se déhanchait tout les soirs.


"Hello, I love you, won't you tell me your name"

27/07/2010

"ON AIMAIT S'ETALLER CRACHER CONTRE LE TEMPS"

Tu sais que c'est etrange rentrer avec le bus 6 sans avoir passé des heures au port avec toi? Et sur les gallets sur la plage presque infinie qui meurt dans l'absence d'acéssibilité de nos yeux crevés par les couleurs. Tu sais que ici tout est vide, mort et froid, il n'y a plus rien ni meme la silhouette de nos soirs, de nos caffés et de nos voyages nocturnes?


Je suis l'ironie, nous sommes la betise. Mais c'etait drole, et plus jamais je n'écouterais de la mauvaise musique sans penser a ton accent italien et a nos bisous dans tout les coins.


We used to suck lemon candies.
"Rire"

Under Control

J'ai une certaine gêne à accepter un des modes de fonctionnement de notre société, cette manie de tout vouloir classer, différencier puis comparer pour se rassurer.
D'ailleurs, je déteste les cours d'économie. Vouloir faire croire aux gens que le monde est un gigantesque plateau de jeu dans lequel il suffit de classer les individus par couleur, origine, profession, hobby. Faire avaler à la population que notre société ne peut fonctionner qu'en départageant les personnes, qu'en les différenciant.

Au lycée, chaque "bande" à son propre style. Au niveau scolaire, on nous départage par filières en cochant des capacités acquises ou non sur une grille semblable à une liste de course, en examinant nos "profils", nos aptitudes.
Différencier. Classifier. Analyser. Déterminer.

Toutes ces classifications nous amène à la peur du mélange et à la banalisation des stéréotypes.
La littéraire (c'est une fille, bien sûr) fume des joints, a une coupe de cheveux courte, aurait rêver vivre dans les 60's, se déhanche au son des guitares de Joy Division, porte des Doc Martens, écoute du blues ou du jazz, fait des photos et lit à n'en plus finir pour se différencier des autres, snobe les "ignorants", soit ceux qui ne vendrait pas leur vie contre l'immense privilège d'être contemporain à Boris Vian.

Ainsi, on ne peut pas écouter les Strokes et lire des mangas, ni porter de marques sans vouloir montrer que l'on vient d'un certain milieu,ni préférer le rock au rap en étant noire, ni lire des bouquins non imposés par le programme quand on est cool.

Je veux être une vaste palette pleine de tons différents. Je veux porter des jupes en cuir, écouter Drake et les Kinks si ça me plaît, faire du violon et de la danse classique en étant noire, je ne veux pas avoir de profil, je ne veux pas être classée, je ne veux pas être bornée. Je veux être ouverte et cultivée.
C.

11/07/2010

"J'ai un projet, devenir fou." (Charles Bukowski)

Je m'en fou. Apres tout je suis un de ces desastres bête, j'admire la megalomanie, et j'aime bien le tabac. La plage et la foule. Et moi, et moi.

"El blues del Perdedor"
A.


03/07/2010

SHE'S LIKE A RAINBOW (Rolling stones)

Je porte un amour déraisonnable aux bus. Je ressens par leur bourdonnement une ivresse déplacée.
Je raffole des voyages aux destinations vagues, aux départs précipités, aux billets de troisième classe trop chers, aux valises trouées, aux regards fasciné, aux jeunesses retrouvées, aux imprévus menaçants, aux charmes inavoués.

L'été est la, splendeur sale et pleine de sueur. Le temps n'est plus qu'une formalité du vieux monde, qu'une preuve minime de son existence. Il y a des brins d'herbes a mordre, des arbres a grimper, le silence et la foule a associer. Et les heures interminables, par leur magnificence, de bus. L'été les rends beau, elle nous rends vagabonds avec excuses, jeunes fugitifs et compris. Ce n'est plus un caprice mais une évasion moyennement accordé. Bus de nuit en état soupçonneux, bus aux arrêts sombre et aux ruelles effrayantes. Bus d'éclipse aux retards évidents, aux plages infinies. Bus de parfum, menant nos désirs a leur fin, invitant notre corps a retrouver les visages adorés. Bus de bulle, bus de bulle aux heures étourdies, au blues au volume le plus fort, aux souvenirs tordus du départ, aux regrets de tes mots psychédéliques que je n'entendrais plus et aux rires sacrifiés pour oublier nos danses. Bus de bulles: confirmation de la liberté absolue.

Eibar-Fuenterabia
Ondarribi-Irun
Irun-Madrid
Londres-Brighton
Brighton- Hove

23/06/2010

PUTAIN FAUDRAIT SAVOIR...


... et le temps perd la mémoire.

22/06/2010

"No matter how good you are to people you know, they'll make you cry sometimes"- Raphael Saadiq



Tu vois cet arbre là-bas, robuste et fier? Depuis peu de temps, il perd ses feuilles.
Tu me diras que c’est dans l’ordre des choses, que la nature est ainsi faite. Et bien c’est justement cet «ordre des choses» qu’il refuse d’accepter une autre fois. De tout en haut, il contemple les feuilles se décrocher peu à peu de lui-même, comme des traîtresses, elles s’en vont et ne lui laisse rien, aucun souvenir, aucune chanson, aucune saveur, comme si elle jetait à l’eau tous leurs engagements, comme si elles abandonnaient la partie, comme si elles niaient le passé commun. Il soupire profondément, impuissant mais digne.
Maintenant, observe bien. Les feuilles qui sont toujours rattachées aux branches.
Celles qui persistent.
Celles qui se battent.
Celles qui crachent à la gueule de cet «ordre des choses», vainement, mais qui essayent. Observe comme elle se détachent lentement des branches, la sève cède, ignorant l’obstination de ses pauvres insignifiantes. L’arbre souffre. Dans leur clémence, elles se sont entretenues auparavant avec lui, lui ont fait part de leur reconnaissance, avoué leur attachement : elles ont fait leurs adieux. Alors il souffre. Plus que jamais, l’arbre se sent nu. La mesquine impuissance l’étouffe dans son étreinte, la mélancolie lui donne le vertige. Il comprend que cela recommence, que tout s’aboutit, se termine, s’achève, se conclut, se clôt, se concrétise et disparaît. Il devrait y être habitué, ce n’est pas la première fois que cette saison frappe, seulement, il avait pensé que cette fois, il aurait été capable de la dominer, de ne plus être faible.
Alors tant bien que mal, il reste droit et digne, ne fléchit pas, robuste et fier de chacune de ces petites feuilles.

Je peux te confier un secret? Cet arbre, c’est moi.


C.

21/06/2010

Jazz Bar







J'éprouve un certain vertige a accepter le manque d'originalité. J'en ris beaucoup de ces idées simples, aux allures complexes et fantaisistes que leur donne leurs orateurs. C'est quelque chose de beau d'un point de vu interne, c'est plutot navrant vu de l'exterieur. Je ne parlerais pas moins du manque de communication qu'il apparait alors avec ces esprits persuadés de leur génie. (Un génie que je ne leur accorde pas, non pas par le contraste flagrant avec mes pensés mais par le manque de reflexion et de principes qu'il suppose). Pourtant j'aime beaucoup découvrir de nouvelles idéologies, mais une idée peut etre appellée telle a partir du moment ou elle est suivit d'arguments.
Il y a un certain paradoxe, nous avons les moyens d'ouvrir nos idées et de les laisser accessibles à tous. Pourtant il y a le refus d'une évolution, ou tout du moins, si ce n'est d'une evolution, d'une amélioration. Pour eviter tout malentendu il faut préciser que je respecte chaque vision, chacune montre la beauté de l'individu a travers lequel elle vit, mais une vision s'accompagne d'arguments, de crédibilité et d'un sens (ou du moins une structure). Je n'essaye pas de montrer ici l'existence de vérités, il n'y en a pas d'ailleurs, il y a la vérité qui ici ne peut nous aider par la subjectivité et la multitude impliquée.
Je crois que la vraie recherche ici, est celle de l'abandon de toute imperméabilité sur ses concepts, un échange riche, l'abolition d'un orgueil démesuré paralysant tout débat et rendant immobiles les thèses.
Juste parler, et offrir la seule chose que nous avons a offrir: nous même. Car il est d'une inutilité abondante celle du désaccord sans paroles. Etre un espèce de carré, bien fermé, inchangeable et insensible par l'adoration de ses paralélismes et ses angles droits est quelque chose de maigre, une satisfaction amère.
"Tout est suceptible de changer, a partir du moment ou on pense et on est
capable de la communiquer"

Louise, Charlotte, Lucile.

18/06/2010

69 : Année Erotique.

GAINSBOURG ET LES FEMMES.









Initials B.B.
Bonnie & Clyde.
Blonde.
Regard enfantin.
BRIGITTE BARDOT.

Lemon Incest.
Love on the Beat.
Brune.
Regard enfantin

CHARLOTTE FOREVER.


Je t'aime, moi non plus.
Anglaise. Cannabis.
Regard enfantin et malicieux.
JANE BIRKIN.




"L'AMOUR PHYSIQUE EST SANS ISSUES"




C.

16/06/2010

Pigeon Noir.


Tengo frio, llueve.
Je suis a court de mots, il semble qu'ils ne volent pas avec les feuilles. Je suis bien la tête en haut, le stylo vers le bas. Je ne pourrais désirer plus (ni moins). Le soleil vient nous surprendre soudainement. J'écrase de mon poid les insectes minuscules somnolant sous mon corps. Mes cheveux se perdent, se mélangent, se dissouent dans le vert. Tout en devient un mélange homogène. J'ai la tête égarée, les idées envollés, cela semble un monde subtil et délicat. Je sens le pouls éxagéré de mon coeur, mes sens s'épanouissent. Je deviens intelligente, songe a des propos lointains, impénétrable en état normal. La terre est un tournesol s'orrientant en fonction du monstre jaune et bouillant, j'en suis persuadée. Je ne suis pas sure de donner un sens a ces lignes, je suis dérésonnable pourtant je n'ose me le reprocher. Les enceintes se frottent a mes oreilles, me vient alors une idée incroyablement plate et exploitable. Tout se résume en une grande question philosophique:
Est il une faiblesse ou une prudence de s'enfuir la où rien ne peut plus sur notre esprit ouvert? Pas même les lois, physiques, civiles, sentimentales, instinctives...?
Est ce un courage désirer le mieux pour soi, le mieux ailleurs? Est ce une protection staisfaisante que d'échapper a travers des substances a un lien trop aigu avec le réel, la monotonie, les barrières? Est ce digne de s'exposer temporairement à un amour envers l'étrange, se perdre dans un univers instable et inexistant?

Surement. Et si le vrai bonheur c'est savoir se suffire et vivre avec modération, alors je commencerais l'apprentissage de la gaité demain. Pas aujourd'hui, aujourd'hui je vole.





"Les drogues sont un défi à l'esprit" (Jim Morrison)


A.