23/05/2010

LET'S GET LOST.



Je suis tenté de tout expliquer par l'absurde. Peut etre par simplicité, peut etre par le refus d'une complication eventuellement inutile. Ne cherchons plus a comprendre. Il n'est plus de temps a la reflexion, cette fois je veux te sauver.

21/05/2010

"QUAND ON ME DIT QUE JE SUIS MOCHE JME MARRE DOUCEMENT" (Serge Gainsbourg)


J'ai su percevoir ta laideur, une laideur raffinée et presque imperceptible. Sois tranquille je ne la dévoilerais pas, je la garderais entre mes souvenirs, tes mensonges et tes fourberies prémédités. Je ne rêve plus de ta présence divertissante mais de ta disparition prolongée.
C'est presque drole, de se donner à la fausse colère mais j'ai envie de m'enfuir en vélo.
A.

20/05/2010

I jumped in the river and what did I see?
Black-eyed angels swam with me
A moon full of stars and astral cars
All the things I used to see
All my lovers were there with me
All my past and futures
And we all went to heaven in a little row boat
There was nothing to fear and nothing to doubt.








Pyramid Song- Radiohead.
Je suis lasse.


17/05/2010

HOY ME HE BURLADO DE LA TRISTEZA, HOY ME HE OLVIDADO





Et je me moque que tu ne m'est pas regardé. (Louise attaque)
A.

15/05/2010


"C'est pas nous qui sommes rétros, c'est la photo."





Hey,hey mama,said,the way you move
Gon' make you sweat, gon' make you groove













C.

14/05/2010

She felt in love...

Le bonheur d'etre légère, presque nue, dans un univers inconnu encore. L'explorer sans le savoir, s'y attacher, et le laisser avec des images floues de sombre, de lumière, de contrastes. Puis prendre de quoi écrire, et s'envoller, enchainer des mots sans sens, avec la tete qui tourne et les pupilles brillantes. Se souvenir vaguement de cris, de mélodies improbables et de fatigue omnîprésente. Oh, et puis ce desir fou qui nous prend alors de partager le peu de nudité qu'il nous reste dans un monde de complexes insensés. C'est le soir, c'est le soir, lune tu me vois dans un état honteux, tu ne criras pas mes faux pas. Alors tant pis, tant pis je m'offre a toi.

Les mots coulent tout seuls, je suis dans une situation d'incompréhension, c'est étrange et agréable. Peut etre faudrait il recommencer pour l'éternité. Lune, j'ai toute ma jeunesse a t'offrir, une jeunesse un peu taché. J'aime, j'aime partir sans la prévision dans des nouvelles sensations. Il est quelque chose de fou. Je ne veux plus etre raisonnable. Je ne le suis pas d'ailleurs. Je ris. Je ris d'un rire moqueur, oui je ris de ton immensité, petit univers pervers et bruyant.

COME ON AND SQUEEZE ME.
The Who.


A.

13/05/2010


La nuit l'avale, il tremble. Le sombre l'apaise, ses yeux ne lui font plus mal. Il rit parfois et on peut percevoir dans son regard la longue coulée d'une jeunesse éteinte. Il veut s'abandonner au repos avec dignité, se réfugier dans la beauté du rêve. Alors, avant tout, il prend soin d'absorber le merveilleux. Il saisit les couleurs mensongères de la fatigue, les formes vagues et le flou. Il se rempli d'idées sans signification et de sensations étranges. Sa peau parsemé d'une sueur fine se colle aux draps frais: bientôt. Il se concentre sur l'irréel, il part. Il prend la main a Picasso et rentre alors dans ses œuvres où pleurent les femmes, il les console. Il rit et disparait, leur laissant la douleur déjà connu de l'absence et la solitude. Il s'invente des nageoires et s'enfuit encore. Je ne le suit plus et me libère de l'insensé: je retrouve la chambre noire. Je l'admire, le garçon au visage effacé et au nom imprononçable. Sa respiration a une silhouette attrayante; j'imite avec soin ses mouvements. Son corps s'essouffle, je redouble de fascination tandis qu'il reste là, endormis le souffle au gout de impénétrable. Il semble vivre ailleurs, le garçon aux chevilles fines et au grain de beauté dans le cou. A.

Poussière magique.

On ne lui avait jamais appris a être un jouet, à la fille au visage d'or et aux yeux a la lueur chaude. Elle ne savait pas ce que c'était l'abus de ses sourires, l'être mesquin et manipulateur. Elle est bête, mais si fraiche. Elle perd la tête devenant un désir de possession presque accompli. Elle est trop sage pour crier, trop sauvage pour rester là, piétinée par ses états d'âme lunatiques. "Il faut." C'est sans doute la folie qui parle. "Il faut." Oui, il faut. Alors elle va, l'enfant animale, elle se dessine des ailes, les colle sur son dos et part. "Il fallait" lui dit le sol. Elle le regarde, sourit tristement puis disparait.
A.

"Je suis allé au marché des oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour."
-Jaques Prévert-


12/05/2010

Comme des enfants.

Hop. Tu recommences la chose. Je me prêtes encore une fois à ton jeu, je relève une fois de plus le défi.
Intense… Je découvre des tons de tes yeux auparavant jamais vu, ton visage m’est étranger, je l’inspecte…Et la revoilà. Merde, je suis foutue.
Je la vois venir, je sens qu’elle s’allume avec envie, ambitieuse et impatiente, l’étincelle de ton inéluctable satisfaction, elle scrute mes pensées les plus indiscrètes, veut du mal à ma pudeur…
«Est-ce que si on l’avait fait, on s’ferrait l’effet que l’on se fait? Dès que j’te vois…» la voix mielleuse et niaise de Vanessa Paradis défile dans ma tête, je me noies en toi… Ce sourire. Tu m’as démasquée. Tricheur!
« Ose, ose, OSE ! » tu me provoques, joueur! Ne sais-tu donc pas de quoi je suis capable? Je plonge en toi. Ton regarde diffère, tu angoisses. Aurais-tu peur de moi? Cette situation me plait, je profite de ta faiblesse, dominatrice.
Où allons-nous ainsi? Que voulons-nous réellement? Tu me poses ces milliers de questions silencieusement.
Plus de jeu. Juste nos regards… Tu effleures malencontreusement ma main. Je sursaute. C’est fini.


Vidéo très cursi...Excusez que mon côté petite fille en attente du prince charmant ressorte de temps en temps. ( Ô Roméo!)
C.

10/05/2010


Ils sont vieux, très vieux, rongés par les années qu'ils n'ont pas. La réflexion les a mené a des chemins bousillés, pleins de paradoxes, de déceptions et vide de brouillard. Ils parlent dans un langage de geste, de regards, de mots inexistants récemment inventés. Il y a une certaine agilité et souplesse dans leur pensés, une étonnante capacité a faire et a défaire sans se soucier. Ils rient, ils tombent parfois, pourtant ils ne sont ni heureux ni maladroits, ils sont presque seuls. Personne ne voit, personne ne comprend, ils sont invisibles, comme le monde l'est quand le lien visuel persiste entre eux. Ils ne s'aiment pas, ils ne se haïssent pas non plus. Ils ont juste froid, et ils prétendent. Ils prétendent, ce sont des acteurs, des comédiens innocents. Le savent ils? Savent ils que leur monde est fragile et mal fondé? Peut être pas. Il y a une magie imperceptible entre leur deux corps creusés par les désirs interdits de repos qui laisse tout possible. Et si ils se jouaient de tout, si ils prétendaient prétendre? Peut être. Entre attachement et insouciance, bisous de ruelles et passion enterré, il existe des liaisons complexes. Celle des deux vieux, non pressés, au pas lent et aux yeux usés. Ils jouent le temps, jonglent avec les interdictions, et les plaisirs de la vie a travers leurs sourires violents.
A.

09/05/2010

J'ai comme qui dirait un petit problème avec les pigeons...
"Mais Chloé, ça arrive à tout le monde, t'énerves pas..." Non, se faire chier 5 fois dessus en 15 ans n'est pas "normal", et oui, je m'énerve !

08/05/2010

I'M YOUR BLACK SWAN.

Je suis détestable. Je suis jeune, beau et mauvais. J'aime vous voir souffir. Oui, mademoiselle, j'aime voir que je suis capable de moduler vos états d'âme, voir comme vous m'êtes dépendante... C'est trop bon, vous savez.
J'aime vous voir vous débattre, contempler la hargne que vous avez à tenter de vous echapper du filet maléfique dans lequel je vous ai envelopée, lentement.
Je dois avouer que je relève un peu de la monstruosité.

Je vous ai vue un jour me regarder, vous étiez jolie et délicate, vous me plaisiez. Alors je vous ai suivie, parfois. J'apparaissais, vous me fixiez, et vous daigniez ne pas être attirée par ma passivité, vous détourniez le regard comme pour vous protéger, un instinct de survie vous le demandait. Mais votre curiosité prennait le dessus, et j'avais disparu, vous faisant frissoner comme un vent glacé.
Le processus avait été enclenché. Déja, vous vous questionniez sur moi. Déjà, vous vous demandiez qu'est-ceque je voulais de vous. Vous ne cessiez de penser à moi.
On m'a souvent dit égocentrique, mais n'y a -t-il pas plus belle chose que l'amour et le désir d'une femme? De toute façon, je n'aime que les femmes.
Ces petites créatures divines, fragiles et faciles à manier.
Vous aviez déjà accepté d'entrer dans la danse infernale. Tranquillement, je tissais et nouais le filet à vos mesures.

Puis un jour, je me lassais de ne plus vous voir, de ne jamais vous avoir parlé. Oui je me suis attaché à vous, vous m'intriguiez, mademoiselle. Au contraire des autres, les périodes de congés ne semblait pas vous avoir fait songer à moi, vous n'aviez pas cherché ma trace durant vos temps libre. Vous aviez de la volonté, vous. Vous êtes revenue plus forte et belle que jamais.
Vous aviez réussi à me rendre sensible, vous savez.
Alors je vous ai mise en confiance, je vous parlais, peu certes, mais nous entretenions une relation, désormais. Voilà, j'avançais, je tissais et nouais mon filet au fur et à mesure que nous nous entretenions. Je vous invitai une fois dans mon intimité, vous étiez casi mienne... Ce jour-là je remarquai quelque chose d'incroyable dans vos yeux,non pas leurs couleurs, non pas leurs lueurs... ce jour-là je décelai leur langage. Je voyais leur sincèrité. J'en fus émerveillé. Vous m'apparteniez de plus en plus. Cela m'ému beaucoup, je ressentis quelque chose pour vous,mademoiselle. Vous m'aviez changé. Je devenais...humain, j'avais en quelque sorte besoin de vous. J'étais aimable, vous aimiez cela, et puis vous dévoiliez un sourire timide parfois, que je scrutais avec la plus grande attention. Vous étiez exquise.
Chez moi le soir, je ne pouvais plus accepter cette situation, je ne voulais plus être Dr. Jekyll. Après tout, j'étais Mr Hyde. Quiconque me cotayait devait en payer les conséquences en souffrant. Pourquoi pas vous? Ha! Je n'avais pas de merci. Alors je me suis éloigné de vous, vous ne compreniez plus rien à rien, vous étiez triste, mélancolique, je vous modulais.
Quand je revins à vous, j'étais plus que mystérieux. Froid et sec. Comme un vampire, je pompais toute votre joie de vivre, votre raison, votre vitalité, votre amour propre et vous enfermai définitivement dans mon filet.
Enfin! C'était fait. J'étais Mr. Hyde pour de bon. Et peu importe si de temps en temps je désire être plaisant avec vous, vous êtes mienne, et ne pouvez plus rien y faire. Encore une fois, j'aime ça.
Je suis un monstre : vous subissez, je jouis de ma vicieuse supériorité.
C.


07/05/2010


Aux mots aux usures raisonnables:
Pas cette fois, pas encore, pas des mots, des mots si usés, pas de douceur, de caresses a l'imparfait, de violence au plus que parfait et de cruauté claire.
J'en ai assez. Mensonges plaisants. Allez vous en. Laissez vous porter dans une autre réalité, apportez moi des saveurs, des tacts sans équilibre, des espoirs à l'envers, des guérisons éternelles. Vieillesse puis enfance. Que tout combine! Du noir, du noir, un peu de peur aussi. De l'allemand? Je veux bien, puis un peu d'océan. Des lumières, très illuminées. Des idées nouvelles, des innovations démodées. Surtout pas de sens, de logique. Non, non je ne veux pas de ça. Retrouvez une signification moins commune, épatez nous, perdez nous dans un langage inconnu et incohérent. Ou alors partez, partez! Plus de mots, plus de mots. Juste des mains, des mains par milliers. Des mains de femme.
A.

22/04/2010

MY LITTLE TORNADO, MY LITTLE HURRICANO.


Kate Moss must die. Skinny little bitch.

21/04/2010

Satisfactions plates


- Croyez vous tout connaitre de la vie?
- Oui.

A. Camus La Peste.

Vertiges, Panique.


Insomnies! Longues tyrannies sur le sommeil, engendrant douleur et manque de control tournant aux cauchemars, cauchemars éveillés. Panique, furie et chute, tout m'entraine a la raison. A la raison des fous: l'enfermement. Prisonnière aux pensées sans fruits, je m'égare sans ne rien avoir a emporté dans ma perte. J'imagine, j'imagine un repos, la possibilité a mon souffle de reprendre. Mais toute imagination a ses limites et la psychologie ressort. Une psychologie insouciante et mesquine coupable de ma dégradation. Une étrange psychologie me proportionnant souffrances et instabilité. Je ne sais où je suis , le sombre permanent existe désormais, je le perçoit, le touche. Tout semble être un automatisme. Je respire, mes pupilles veillent, je vole. Tout revient alors brusquement et sans élégance. Je me surprend a fixer le noir a nouveau. Tout se répète inlassablement par ces heures vides, pleines d'insomnies et de sommeils artificiels. C'est une nuit froide, une de ces nuits où l'amour manque. Je m'invente alors des couleurs absorbantes cédant à l'incertitude nocturne. Angoisse. Angoisse sucré et d'aspect rouge pâle, un peu vert aussi, sur les cotés. Dans ma tête tout se froisse, un étalage incomparable de saveurs plates s'en échappent comme pour toujours. Ca m'est égal, que tout cesse! Mes pensées, mes légères envies et mes plaisirs passagers me chatouillent en me submergeant dans un brouhaha intenable. Des yeux, des yeux dans une foule noire d'idéaux ratés et d'illuminations libertines. Des yeux chauds. J'en ai une image glaciale. Je m'irrite, tremble, regrette, m'effondre, m'énerve, ressuscite. Je reconnais là ma vieille amie la fatigue. Je veux l'absence de conscience. Je sens la pression s'abattre sur moi, engloutie par l'intérieur, par l'extérieur. Epuisez moi, tendres pastilles dégénératives. Je veux en finir temporairement. Rentrer dans votre paradis faussement construit. Je m'éteins sous un vacarme interne d'euphorie. Je fond dans l'absurde, rencontre une immensité. Du noir. Des yeux. Les tiens.

A.

15/04/2010

Pursuit of Happiness




Une grosse plaie, qui s'entaille au fil du temps... Incurable? Je n'en sais rien.
J'aurai aimé savoir d'où me viennent ces angoisses, ces inquiétudes.
Pourquoi cette boule persite-t-elle au fond de ma gorge? Elle me brûle vive.
Une incapacité à répondre à mes besoins.
Je subis, impuissante.
J'avais l'habitude de sourire, désormais cela n'a plus aucun sens.
Même les pleurs n'assouvissent plus ce mal être.
Alors j'attends, en espérant que ce n'est que passager : on dit que l'espoir fait vivre, je pense qu'il n'a pour vertu que la confusion, sa vaine attente nous met face à la réalité et nous fait prendre conscience de la situation actuelle, inévitable et fatale.
C.

08/04/2010

Euphorie.


Pas de regrets, pas de peurs. C'était une nuit, juste une nuit.

A.





"I'VE GOT THE ROCKIN' PNEUMONIA AND THE BOOGIE-WOOGIE FLU"



"SHAKE IT BABE, TWIST AND SHOUT"








ALL WE WANT IS MUSIC




SWEET MUSIC.

02/04/2010

"Hello darkness my old friend, I've come to talk with you again" -Simon and Garfunkel.

Tic tac, tic tac.
Le temps s'en va, furtif, emmenant avec lui tous les souvenirs.
Toutes ces pièces du puzzle, dérisoires et fragiles, qui sont parvenues à créer un sentiment de sérénité.
Comme autrefois, la plénitude déguerpira, telle une traîtresse, me laissant seule face au néant.
Angoisse, Appréhension, Inquiétude, Impuissance.
Laisser défiler le temps et n'en retenir que les instants.
Il fait tout noir, des ombres menaçantes et malintentionnées me suivent.
J'ai peur.



Because I'm gonna buy this place and see it burn
And do back the things it did to you in return
- Coldplay.


C.