
Insomnies! Longues tyrannies sur le sommeil, engendrant douleur et manque de control tournant aux cauchemars, cauchemars éveillés. Panique, furie et chute, tout m'entraine a la raison. A la raison des fous: l'enfermement. Prisonnière aux pensées sans fruits, je m'égare sans ne rien avoir a emporté dans ma perte. J'imagine, j'imagine un repos, la possibilité a mon souffle de reprendre. Mais toute imagination a ses limites et la psychologie ressort. Une psychologie insouciante et mesquine coupable de ma dégradation. Une étrange psychologie me proportionnant souffrances et instabilité. Je ne sais où je suis , le sombre permanent existe désormais, je le perçoit, le touche. Tout semble être un automatisme. Je respire, mes pupilles veillent, je vole. Tout revient alors brusquement et sans élégance. Je me surprend a fixer le noir a nouveau. Tout se répète inlassablement par ces heures vides, pleines d'insomnies et de sommeils artificiels. C'est une nuit froide, une de ces nuits où l'amour manque. Je m'invente alors des couleurs absorbantes cédant à l'incertitude nocturne. Angoisse. Angoisse sucré et d'aspect rouge pâle, un peu vert aussi, sur les cotés. Dans ma tête tout se froisse, un étalage incomparable de saveurs plates s'en échappent comme pour toujours. Ca m'est égal, que tout cesse! Mes pensées, mes légères envies et mes plaisirs passagers me chatouillent en me submergeant dans un brouhaha intenable. Des yeux, des yeux dans une foule noire d'idéaux ratés et d'illuminations libertines. Des yeux chauds. J'en ai une image glaciale. Je m'irrite, tremble, regrette, m'effondre, m'énerve, ressuscite. Je reconnais là ma vieille amie la fatigue. Je veux l'absence de conscience. Je sens la pression s'abattre sur moi, engloutie par l'intérieur, par l'extérieur. Epuisez moi, tendres pastilles dégénératives. Je veux en finir temporairement. Rentrer dans votre paradis faussement construit. Je m'éteins sous un vacarme interne d'euphorie. Je fond dans l'absurde, rencontre une immensité. Du noir. Des yeux. Les tiens.
A.

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