07/01/2012

Ashes to ashes.

Amours, Avril/Mai 2011

C'est avec l'intention de te déguiser sous un souvenir faussé par la fumée que j'ose prononcer à nouveau ton nom. Que trop de fois j'ai dis sans vraiment le savoir.
J'ai attendu si longtemps qu'à présent il n'est rien d'autre que l'emprunte gracieuse d'une respiration, d'un souffle dans l'hiver froid des enterrés, des morts d'amour, rien d'autre que quelques syllabes misérables aux connotations douloureuses. Et sois sure que j'ai creusé pour mieux t'en vouloir, un fossé trop petit aux reves improbables, laissant dépasser toutes leur allure si charmante que tu as fais dégouliner jusqu'a l'ordre du chimérique par amour propre. C'est sur ces ruines que chaque dimanche, je piétine tes mensonges, tes rires et ta rancune. J'y dépose ces fleurs jaunes fannés, qui étaient dans les contes du vieil homme de la rue sombre, porteuses de grandes significations.
J'ai pourtant vendu chaque trace de toi, sur le marché des mémoires, aux vieux cons qui en voulait contre quelques repentirs de plus. Quelques unes, étaient, m'a t'on dit irrécupérables. Je veux bien croire que cela m'importe peu. Et que je viderais bientot, les entrailles de notre passé dans les égouts les plus proches. C'est pour éviter de te maudire, de te donner la raison et de m'estimer nostalgique.

Mi-octobre 2011.

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