10/06/2010

Je suis un robot dégénéré.


Il ne reste plus que le caprice. C'est l'été, il fait froid. C'est le matin, la lumière traverse déjà mes volets de caramel. Je souris, Vivaldi m'enlace de ses mélodies. Il y a l'absence des visages frais et la résistance bête aux tentations interdites. Je n'irais donc pas chez toi. C'est un jour enfiévré. Pourtant il y a du vert, mais il éveille le soupçon, par son allure ridicule et bien trop exagérée. En ce moment je me demande combien de feuilles sont perchés sur l'arbre d'en face. Il est étrange, il n'a jamais sommeil. Aussi, je pense a Joseph Kessel et cette œuvre envoutante et tiède séparant l'amour grandiose, pudique et tendre et l'érotisme sale et grossier, tout somnolant dans une même femme, respectueuse et prostitué par plaisir. J'en ai une certaine préoccupation. Mais il y a une rupture: mon réveil annonce 13: 07. Vivaldi s'est éteint. Je reste sous l'édredon étouffant. Alors Tom Waits s'énerve un peu, il hurle ses désirs de femmes, je crois. Je souris, aujourd'hui sera un jour comme les autres.
Je veux beaucoup, beaucoup de vagues, des épées cassés, des cafés au lait, des cloches, des sandwichs, du vent, des ressorts et une boite a musique, surtout une boite a musique.

"Blue skies over my head, give me another reason to get out of bed"

A.

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