Je vais amplifier sans le vouloir vraiment, cette nuit de notre non-rencontre. Parce que c'était beau de te voir errer dans la cuisine sans comprendre le sens de mes mots. C'était beau de te voir, prêt à t'effondrer par terre d'abus insouciants. Tu ne réalises plus le français. Je peux, j'aurais pu te le dire, je te déteste.
Mais ce n'était pas envisageable, il fallait que tu ne le saches pas, que je ne le veuille pas, pour pouvoir continuer tes caprices, et poursuivre tes allées-venues dans les étages de fumée.
Et vois-tu, j'en viens à ne pas regretter l'ordure personnifiée que j'ai pue être à tes côtés. C'était de ta faute, c'est toi qui a tué le sommeil ce jour-là, c'est toi qui m'a forcé à boire trop de cafés, c'est pour toi que je volais.
Et c'est toi qui as agrandis ton orgueil, c'est toi le lâche, toi le fautif, toi le baiseur.
Moi l'essoufflée, l'indolente apparente à l'idolâtrie immortelle.
Je vais amplifier sans le vouloir cette nuit dégueulasse, magnifique presque. Je vais m'en servir comme prétexte pour dépouiller le passé, et le vider de son charme excessif. Parce que je n'aime pas cette obsession avec le passé, qui semble à la mode.
Que parezca un accidente y no un crimen pasional.